8 janvier 2021 - Écrit par Éric Baron

Une nouvelle solution pour compléter vos revenus à la retraite

Issu de la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), un nouveau plan d’épargne retraite a vu le jour : le Plan Epargne Retraite (PER). Son objectif : harmoniser les solutions existantes et faciliter le versement de revenus supplémentaires à la retraite. Le point sur ce nouveau PER.

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Le Plan Epargne Retraite (PER) facilite le versement de revenus supplémentaires à la retraite. Crédit : Fotolia.

PERP, Madelin, PERCO, article 83… tous ces noms de contrats font partie de la famille de l’épargne retraite. Certains peuvent être souscrits à titre individuel, d’autres par l’intermédiaire de l’entreprise, via l’épargne salariale. Leur multitude ne simplifiait pas leur gestion et rendait difficile la compréhension des épargnants. C’est pourquoi la loi Pacte, adoptée en avril dernier, a créé une nouvelle solution unique : le PER (Plan d’épargne retraite). 

PERP, Madelin, PERCO, article 83… tous ces noms de contrats font partie de la famille de l’épargne retraite. Certains peuvent être souscrits à titre individuel, d’autres par l’intermédiaire de l’entreprise, via l’épargne salariale. Leur multitude ne simplifiait pas leur gestion et rendait difficile la compréhension des épargnants. C’est pourquoi la loi Pacte, adoptée en avril dernier, a créé une nouvelle solution unique : le PER (Plan d’épargne retraite). 

Le PER, c'est quoi ?

C’est un nouveau plan d’épargne retraite qui se met en place progressivement et qui sera généralisé en octobre 2020. À terme, il remplacera tous les dispositifs actuels et pourra regrouper, dans un seul et même plan, toutes les sommes déjà épargnées sur les autres contrats. Ainsi, il permet à chacun de bénéficier d’un cadre légal et fiscal unique, pour épargner en vue de sa retraite. Il se décline en trois poches :

  1. Le PER collectif, souscrit par l’entreprise au profit des salariés. Il remplace le PERCO.
  2. Le PER individuel, souscrit par un particulier, quel que soit son statut. Il remplace les contrats PERP et Madelin.
  3. Le PER catégoriel, souscrit par l’entreprise au profit d’une même catégorie de salariés (par exemple, les cadres). Il remplace les contrats « article 83 ».

Comment fonctionne le PER ?

  • Le PER collectif s’inspire du fonctionnement de l’épargne salariale. Il peut être alimenté volontairement par tout salarié, s’il a été mis en place dans l’entreprise. Il accueille les versements issus de la participation et de l’intéressement, ainsi que les transferts des jours de repos non pris. Dans de nombreux cas, il profite également de l’abondement de l’employeur. Autrement dit, l’entreprise complète les versements du salarié. Pour placer son épargne, le titulaire a le choix entre les différents supports financiers proposés au contrat.
  • Le PER individuel et le PER catégoriel permettent de placer l’argent sur un fonds sécurisé en euros et sur d’autres supports pouvant contenir des actions.

Quelles sont les nouveautés apportées par le PER ?

  • Nouveauté n°1  : le titulaire peut désormais récupérer son épargne pour acquérir sa résidence  principale avant même son départ en retraite.
  • Nouveauté n°2 : le nouveau retraité peut récupérer 100 % de son épargne sous la forme d’un capital, et non plus uniquement sous forme de rente, à l’exception des sommes versées dans un PER catégoriel. Il peut aussi choisir de «  mixer  » entre capital et rente au moment de sa sortie.
  • Nouveauté n°3 : les sommes épargnées dans différents PER sont transférables. Ainsi, une personne ayant eu plusieurs employeurs dans sa carrière, et donc potentiellement plusieurs PER, peut regrouper son épargne dans un seul et même contrat, plutôt que d’avoir des montants éparpillés.
  • Nouveauté n°4  : les établissements qui gèrent le PER doivent proposer à leurs assurés une «gestion à horizon». Ce mécanisme consiste à réaliser des transferts automatiques de l’épargne allant de supports plus risqués, permettant une espérance de rendement plus élevée sur la durée, vers des supports moins risqués. Ces mouvements sont de plus en plus importants au fur et à mesure que l’on approche de la retraite. Bien sûr, s’il le souhaite, l’épargnant peut toujours choisir la
    gestion libre de son contrat. Petit conseil : les versements réguliers sur ces supports permettent de réduire le risque sur cette même durée.

Quels sont les avantages fiscaux du PER ?

Il permet de se constituer une épargne tout en bénéficiant d’avantages fiscaux. Les versements volontaires sont déductibles de l’assiette de l’impôt sur le revenu, dans la limite de certains plafonds. Lors d’une sortie en capital, les plus-values sont soumises au prélèvement forfaitaire unique de 30  %, dont 17,2  % de prélèvements sociaux. Quant au capital, il est assujetti au barème progressif de l’impôt sur le revenu, tout comme la rente qui, elle, bénéficie en plus d’un abattement de 10 %. Les sommes issues de l’épargne salariale, versées dans un PER collectif, sont exonérées d’impôt à l’entrée mais aussi à la sortie, à l’exception des prélèvements sociaux sur les plus-values.

Peut-on transférer des sommes issues de l’assurance vie vers un PER ?

Oui, c’est possible si le contrat d’assurance vie a plus de 8 ans et si l’épargnant est à plus de cinq ans de son départ en retraite. Dans ces conditions, et jusqu’au 1er janvier 2023, les sommes peuvent être transférées vers un PER, en profitant d’un abattement fiscal sur les plus-values de 9200  € pour un célibataire ou 18400 € pour un couple. 

Un dispositif d'épargne retraite plus simple